mercredi 2 septembre 2009







ETE A BANGKOK






Je termine le manuscrit d'un nouveau roman, sur fond de crise des subprimes et élection d'Obama, avec New York pour le décor. Le soir, vadrouille à Nana Plaza, avec parfois un arrêt à Siam Square pour une toile (Slumdog Millionaire). Pour combler l'absence de Lek, retenue à Karon Beach dans le nouveau bar où elle officie maintenant en tant que mama san, je retrouve mes vieilles habitudes au Lolipop. D'abord un coup d'oeil aux filles qui dansent à l'intérieur, bikini et platform-boots de rigueur, le tout arrosé de Singha. Puis les yeux rassasiés, je ressors pour rejoindre Rossarin, une ancienne hôtesse du Sphinx juste en face.



Désormais simple serveuse, j'ai le privilège de pouvoir l'embarquer pour des virées nocturnes dans Bangkok où elle a grandi. A 38 ans, elle ne peut rivaliser avec les minettes d'Isan auprès des farangs assoiffés de chair fraîche, mais foi de Saint Just, 20 ans d'expérience feront toujours la différence... C'est merveille que de découvrir à chaque fois une chatte accueillante, une poitrine toujours ferme, et une souplesse anale digne des gazelles congolaises de Château-Rouge, à Paris. Le lien forgé au fil des nuits et des bouffes mémorables est indéfectible, le miracle sans cesse renouvelé. Autre rôle essentiel de Rossarin à mes côtés: celui de conseillère spirituelle. Après une nuit d'étreintes non brisées, (Sorry Pedro Almodovar), elle m'emmène au wat Benchamabophit pour accomplir les rituels. J'en ressors décrassé spirituellement, imprégné d'encens et plus près de ma prochaine réincarnation.






vendredi 29 mai 2009

Parution de mon nouveau roman !


Je viens de recevoir par FedEx mon dernier roman, livré chez moi à Nana Plaza. Ce soir, j'en lirais les bonnes feuilles avec une petite coquine thaïe rencontrée à Siam Square, une jeune étudiante en Français de vingt ans.

Voici le résumé de PRETE A TOUT POUR REUSSIR :

Jeune pigiste dans un magazine féminin, Clarisse passe vite de la rubrique du coeur à celle des pages "société" ou "mode", grâce à une plume alerte et un tempérament de feu. En quête d'articles chics et chocs, elle sort dans des lieux branchés où la débauche est tendance et découvre les coulisses sensuelles du monde de la mode. Les tentations y sont grandes, Clarisse y succombe volontiers avec ses copines de la rédaction qui croquent les mâles comme des bonbons et testent les sextoys sans complexes.

Bonne lecture à tous !


samedi 28 février 2009

BACK TO BANGKOK
















J'ai abandonné Lek à Koh Panyi le temps d'un week-end à Bangkok. Un réalisateur de X japonais m'a demandé de l'aider à mettre en boîte quelques vidéos sur les khlongs. Il a loué une maison branlante sur des pilotis en bois rongés par les eaux sales. Avec son débarcadère au bout d'un canal envahi par les ordures et des plantes à la dérive, elle offre un cadre idéal, abritant un vaste jardin protégé des voisins trop curieux par de hauts murs. Anami, mon pote réalisateur affilié à une bande de yakusas, tourne vite et bien, avec une prédilection pour des adaptations pornos clandestines de mangas, qui font fureur ensuite sous le manteau à Kabukicho ou Ikebukuro, les principaux red light districts de Tokyo.





Les deux actrices recrutées à Siam Square ont enfilé leur panoplie de cosplay et répètent leurs scènes ensemble, un grand numéro de godage avec bites en ébène et boules de geisha. Je peaufine le script en les observant déambuler, avec leurs allures d'anges tombés du ciel et échoués sur le khlong Mon. A cet instant, Lek est loin de mes pensées, j'imagine des situations excitantes pour les mettre en valeur. Les techniciens s'affairent en clopant, des canots longue queue pétaradent sur le Chao Praya tout proche.





Sous le soleil de plomb, j'attrape des suées, alors que les deux actrices astiquent une dernière fois les sex toys avant la première scène. A la manière dont elles me regardent en minaudant, je sens qu'elles ne vont pas réchigner à un petit extra avec Saint Just en guest star ...





jeudi 5 février 2009

IN THE MOOD FOR LOVE IN KOH PANYI







Deux semaines d'une lune de miel bucolique les pieds dans l'eau, dans une maisonnette du village sur pilotis de Koh Panyi ! Les frayeurs de Lek se sont apaisées au fil de nos étreintes, elle ne sursaute plus la nuit lorsqu'un bateau longue queue pétarade dans la baie et s'approche du ponton. Les anciennes sensations sont intactes, je me délecte de la voir chaque matin laver ses longs cheveux noirs dans une bassine en plastique. Lorsque je la rince, de l'eau ruisselle sur ses petits seins bruns, aux pointes si sombres qu'on les dirait ciselées dans l'ébène ...



Quand Lek me prend dans sa bouche au saut de la natte, son corps à la peau moite collé contre le mien, c'est un engourdissement joyeux de tous mes sens, jusqu'à ce que je lui crache tout mon amour. Une femme de pêcheur muslim, cousine de celle qui nous loue la maisonnette, lui a tatouée une chauve-souris sur le pubis, ailes déployées, petits yeux rouges comme des têtes d'épingle. Lorsqu'elle s'est épilée la chatte avant de subir la piqûre de l'aiguille, elle m'a offert une touffe de poils que je porte désormais comme un fétiche dans un collier acheté à Koh Phi Phi.



Quand elle s'absente pour aller papoter avec ses nouvelles copines au voile pudique, je ne peux m'empêcher de renifler le collier, déjà en manque.

vendredi 2 janvier 2009

SANTIKA CLUB

Santika Club, soi Ekamai 13, Bangkok. En apprenant l'incendie qui a endeuillé la Goodbye Party pour le passage à l'an 2009, les souvenirs affluent. C'est Rossarin, la mama san d'un petit bar de soi Zero, aujourd'hui rasé par les services municipaux de la Cité des Anges, qui me l'avait fait découvrir. Pas peu fière d'inviter un farang et de lui payer des coups ! Un jour, faudra que je vous raconte mes péripéties coquines avec cette diablesse de Chiang Mai, reine mère qui veille sur une nichée d'une vingtaine de filles.
Soirées à picoler de la Kloster, des B 52's pour elle, avec musique live et ambiance au top. En découvrant la nouvelle sur le Net, dans un cyber-cafe de Phuket, j'ai eu envie de l'appeler. Je suis tombé sur sa boîte vocale. Tant pis, j'irais sur place à mon prochain passage à Bangkok.
D'ici là les débris auront été déblayés, les responsables en fuite ou incarcérés.
Et j'irais me réfugier à Nana Plaza avec Rossarin pour me consoler, si j'arrive à la retrouver. Après la quête pour revoir Lek, encore une nouvelle mission pour Saint Just !

lundi 18 août 2008

Fuite à Koh Panyi



Les retrouvailles avec Lek ont été chaudes ! Je l'ai ramenée à mon hôtel situé à Karon Beach, à deux sur une moto taxi qui pétaradait sur les collines de Phuket, avec en contrebas la mer déchaînée par un vent de mousson. A peine dans la chambre et les câlins d'usage entre vieux amants, Lek m'a appris qu'elle voulait plaquer son boulot pour une histoire de racket dont était victime le bar qui l'employait. Des petits truands de la côte andamane exigeaient un pourcentage sur les gains des filles, et sur le chiffre d'affaire du patron, un farang suisse.

- J'ai refusé de casquer, ils ont mis un contrat sur ma tête !

Ceux-ci devaient passer ce soir à minuit au bar. Faute d'un réglement à l'amiable de sa part, ils avaient promis de lui taillader la figure. Mon sang n'a fait qu'un tour, et même si je n'avais pas les moyens de jouer les redresseurs de tort, mon premier réflexe a été d'éloigner Lek de Patong Beach.

- Je ne veux pas retourner à Bangkok ! a-t-elle martelé.

Je lui ai alors proposé de trouver un refuge provisoire sur une des nombreuses îles au large de Phuket, dans la baie de Phang Nga, Ko Phi Phi ou Khai Nok. Elle m'a rétorqué que les voyoux surveillaient les bateaux, elle craignait qu'un indic ne la répère une fois sa tête mise à prix. L'idée du village des pêcheurs musulmans de Koh Panyi a fait tilt, y ayant déjà séjourné pour écrire un roman, loin des tentations de Phuket.

- Patrick ! You're my man !

Elle m'a sauté au cou, prête à remettre le couvert. J'ai rassemblé mes affaires, rendu les clefs de mon bungalow à la réception, prétextant une affaire urgente. On a ensuite fait des achats pour Lek, car elle n'avait qu'un petit baluchon, ses effets personnels étant restés au dortoir où logeaient les filles du bar. Un taxi nous a ensuite déposé au port, où j'ai loué un bateau longue queue pour nous conduire à Koh Panyi.