lundi 19 novembre 2007

MON COUP DE COEUR DU MOIS





J'ETAIS HOTESSE DE CHARME A TOKYO par Melissa




Débauchée d'un grand palace parisien pour diriger un hôtel à Tokyo par un riche homme d'affaire, Melissa découvre le monde de la nuit et des plaisirs d'une mégalopole décomplexée.


Dans Kabukicho, le quartier chaud où se cotoient toutes les extravagances sexuelles, elle comprend vite que les chambres ne servent pas seulement à dormir et que les hommes aiment s'y amuser avec des hôtesses qui jouent leurs personnages de manga préférés, poupées de chair jamais à court d'idées pour les émoustiller. De clubs coquins en bars pornos huppés, Melissa plonge corps et âme dans les fantasmes d'une société nippone à la fois hi-tech et débridée, où l'imagination et le vice ne connaissent aucune limite. Sexe et zen, telles sont les deux mamelles du Japon moderne, où les jeunes filles déguisées en écolières règnent en maîtresses absolues sur ceux qui croient en faire leurs jouets.




Disponible à la librairie érotique du net : www.lamusardine.com

dimanche 14 octobre 2007

MOITEURS MALGACHES


Mon coup de coeur du mois !


Travaillant dans une ONG spécialisée dans la protection des forêts, Aurore débarque à Madagascar pour six mois et se retrouve bien vite au fin fond de la cambrousse, où l'arrivée d'une jeune blanche ne passe pas inaperçue. Après quelques difficultés d'adaptation, Aurore ne tarde pas à découvrir les moeurs très libres des habitants, qui n'allument pas que des feux de brousse, et les insolites pratiques sexuelles des marabouts qui ont plus d'un tour dans leur sac à malices...

lundi 27 août 2007

LES MAJORDOMES DU SEXE


Voici mon nouveau roman sorti chez Media 1000 cet été !

Majordome au pays de sa gracieuse majesté, voilà la carrière choisie par Camille, une jeune Française bien décidée à s'imposer dans ce métier d'ordinaire réservé aux hommes. A peine arrivée chez des nouveaux riches de Londres, elle apprend ce que servir veut dire. Pas fainéante, Camille est vite aux petits soins pour ses patrons exigeants, qui manient la cravache au moindre faux pas. Madame aime en effet qu'on s'occupe d'elle jusqu'à lui dispenser des caresses très intimes, Monsieur attend qu'on soit à sa disposition pour ses fantasmes très particuliers. Et parmi le personnel de la maison, une cuisinière délurée et un chauffeur vicelard ne sont pas les derniers à l'initier à toutes les facettes du métier.

Bref, le métier de "majordome" exige de payer de sa personne et de ne pas compter ses heures. Cela tombe bien, Camille sait vite se rendre indispensable et plus personne ne peut se passer de ses nombreux talents...

Bonne lecture à tous !

jeudi 28 juin 2007

BACK TO BANGKOK !




Soi Zero, June 28, 2550


Retour dans la moiteur de Bangkok après quelques semaines à Tokyo. L'ambiance nocture de Sukhumvit Road, le soir, me manquait, sans oublier les bars de Nana Plaza. J'ai aussi retrouvé mon appartement sur la soi 11, situé près d'un salon de massage et d'un couturier indien. Les filles m'ont salué derrière la vitrine, mais j'ai d'autres priorités pour l'instant. Pendant mon absence, la bonne, une filipino, a squatté les lieux avec un farang, qui a vidé mon stock de Singha et de condoms... Elle vient chez moi trois fois par semaine et surveille l'appart' quand je suis en voyage. Va falloir que je change les serrures une fois de plus, pour éviter de me faire dévaliser comme lors de mon dernier périple à Manille.

Le soir, après avoir bouclé un article pour une revue SM de New York sur les moeurs fétichistes nippones, je me retrouve à me taper une tom yam soup près de Soi Zero, dans un restaurant qui s'installe l'après-midi dans une station service désaffectée, jusque tard le soir. A côté, l'express way à péage qui mène à l'ancien aéroport international de Dong Muang, devenu domestique à la suite de l'ouverture de celui de Suvarnabhumi, et une voie de chemin de fer.

Derrière celle-ci, sous les piliers soutenant une autre route, des bars qui forment Soi Zero, un repère d' expats et de farangs qui préfèrent le calme à la cohue de Nana Plaza. Ma soupe avalée, je file en repérage, avec en tête une Thaïe à lunettes, Lek, la reine du billard qui officie au Rooster Bar. Cet endroit minuscule a été mon QG pendant trois ans, j'y venais tous les soirs écluser des Singha et rédiger des confessions érotiques pour des sites internet roses.

Mais ce soir, c'est le choc, Hiroshima mes amours ! Entre les piliers de béton il n'y a que des gravas, tout a été rasé pendant mon séjour à Tokyo ! Est-ce encore un coup des promoteurs immobiliers, qui se sont refait une santé depuis la crise de 1997, ou des autorités, sous la férule des militaires depuis le coup d'état ? Je erre entre les cartons servant de nattes aux SDF, déboussolé, me demandant se qui a bien pu se passer. Et surtout, qu'est devenue Lek ? Est-elle retournée à Chiang Mai, ou a-t-elle trouvé un autre bar sur Soi One ou à Nana Plaza ?

L'enquête risque d'être longue et difficile, car je n'ai pas son numéro de portable, mais j'ai tout le temps devant moi.

mardi 22 mai 2007

BLOODY MARY



Mes doigts s'enroulent autour du manche. La croupe frémissante de Miss Saeko est devant moi, ses globes laiteux sont une toile abstraite sur laquelle mes prédécesseurs ont laissé leur souvenir. Je n'ai jamais fouetté une femme, ma main tremble, moite et incertaine. Je me rapproche de la croix qui supporte la silhouette de Miss Saeko. Sa joue appuyée sur le bois d'ébène, elle me lance un regard désespéré.

- Onegai shimasu.

La voilà qui me supplie. Le front brûlant, je déroule le fouet et le fait siffler dans l'air silencieux de la pièce close. Je me place de biais, un oeil sur ses fesses contractées dans l'attente de mon châtiment. Mon bras se lève, je retiens mon souffle, et voilà le coup qui part. La mèche claque sur son cul, elle pousse un petit cri d'animal blessé. Emporté par mon élan, je double la sentence. Deux lignes fines et rouges barrent sa raie en diagonale. Des goutelettes de sang suintent de la blessure superficielle, le rouge glisse sur le blanc de sa peau. Cela suffit à me décomplexer et me pousse à la punir pour de bon. Ses seins s'écrasent contre la croix, son cul se hérisse sous les coups qui pleuvent. Je me déchaîne, libéré, envahi d'une allégresse incroyable. Je veux la marquer à jamais, qu'elle se souvienne de moi.

Quand le fouet me tombe de la main, la servante réapparaît, un flacon de saké sur un plateau. En sueur, je la regarde éclabousser les fesses à vif. Le saké arrache des grimaces à Miss Saeko. Impitoyable, la servante l'arrose jusqu'à la dernière goutte, puis elle s'écarte pour me céder la place. Je me penche sur mon oeuvre, ivre à la vue de ce cul strié, les narines frémissantes à renifler les vapeurs d'alcool. Et là je me mets à lécher les blessures suintantes à fleur de peau, lappant le mélange doux amer du sang et du saké mêlés. Un cocktail sublime, le don de Miss Saeko. Ma langue parcourt les boursouflures avec douceur, ma salive est un baume. Les heures passent, je n'en finis pas de parcourir son cul. Lorsque je suis enfin repu, Miss Saeko s'est endormie, assommée de plaisir. La servante me raccompagne dehors, l'air frais me dégrise et je jette un dernier coup d'oeil vers l'immeuble. Avec déjà une sensation de manque. Demain je rentre à Bangkok, mais je sais que je reviendrais dans ce cinéma porno de Ueno pour revoir Miss Saeko.

jeudi 26 avril 2007

LES FANTASMES DE MISS SAEKO




Une Lexus noire aux vitres fumées nous conduit derrière la Tokyo Tower. Assis sur la banquette aux côtés de Miss Saeko, je n'ose pas la regarder, feignant de m'intéresser à la pâle copie rouge et blanc de la Tour Eiffel. Le chauffeur séparé de nous par une vitre coulissante arbore des gants blancs, comme un chauffeur de taxi. Il entre dans un sous-sol où deux hommes en costume noir saluent la voiture avec force courbettes. Miss Saeko et moi descendons, tandis qu'ils s'occupent de charger la Lexus dans un ascenseur qui va la caser dans un parking à étages. Miss Sako m'entraîne dans le hall de la résidence, une tour de quinze étages aux angles acérés, toute en verre bleu, avec un toit en forme de pyramide.

Un liftier déguisé en groom nous accompagne au dixième et s'incline devant Miss Saeko qui n'a pas dit un mot durant le trajet. Après avoir ôté mes chaussures comme il sied, je la suis dans un salon au sol parsemé de graviers gris, avec une cascade qui coule dans des bambous emboîtés les uns dans les autres. La maîtresse de maison s'éclipse, je m'asseois sur un tatami. Une servante surgie de nulle part m'apporte un plateau avec du thé vert et des sofuto kuriimu, des boules de glace parfumées au gingembre, disposées dans des petits cônes de gaufrette. J'y goûte du bout des lèvres, un oeil sur la sobriété zen des lieux, loin du brouhaha de Tokyo. Le temps s'écoule avec lenteur, rythmé par le bruit de l'eau. Lorsque la servante revient, elle tient un coussin de velours rouge à deux mains, orné d'un idéogramme qui signifie "Félicité". Enroulé dessus comme un serpent, un fouet noir au manche tressé, qui dégage une odeur de cirage et de cuir ancien. Elle me fait signe de le prendre et j'obéis.

- Madame vous attend ! Dozo.

Elle s'efface pour me laisser passer dans la pièce voisine, après avoir fait coulisser la cloison en papier de riz. Le coeur battant, je découvre Miss Saeko juchée sur une croix en bois, les chevilles et les mains liées par des noeuds de corde. Elle est nue, face à la croix, ses fesses blanches pleines d'anciennes marques de coups. Sa voix rauque résonne dans la pièce vide peinte en noire.

- Je vous attendais !

( A suivre)

mardi 17 avril 2007

RENDEZ-VOUS AU TEMPLE ZOJO-JI







April 4- 2 PM


Quatre jours après ma rencontre avec l'inconnue dans ce cinéma porno de Ueno, je n'ai toujours pas osé l'appeler. Je tourne et retourne sa carte de visite, repoussant l'échéance. Dans quarante huit heures, je rentre à Bangkok. Il me faut percer son mystère avant de plonger dans les bars de Nana Plazza. A midi, j'avale un ramen nami, un bol de nouilles arrosé de thé vert, dans un tachi- kui, une gargotte où l'on mange debout. J'y suis rentré après avoir aperçu un téléphone à pièce près de l'entrée. Protégé par les clients qui font la queue pour leur pause déjeuner, je glisse des pièces de 100 Yen dans l'appareil constellé d'autocollants avec les frimousses de jeunes hôtesses prêtes à vous masser à domicile. Au bout de trois sonneries, la voix rauque de la mystérieuse femme à l'imperméable me souffle à l'oreille. Je ferme les yeux, crois sentir son parfum sucré tout en revoyant ses seins laiteux dans les toilettes.


Il me faut quelques secondes pour retrouver mes esprits et me présenter à elle.


- I remember you ...


Elle me donne rendez-vous au temple Zojo-ji, situé derrière la Tokyo Tower. Elle raccroche sans me laisser le temps de confirmer ou non. Elle sait que je vais venir. Je descends dans la station de métro la plus proche et attrame la rame de la Toei Mita line qui s'arrête à Shiba-koen. J'arrive tout essoufflé au temple Zojo-ji, vingt minutes avant l'heure fatidique. J'en profite pour jeter un oeil aux statues de pierre grises coiffées de bonnets en laine colorés, qui garnissent un jardinet en bas des marches du corps principal du temple. Ces statues de Jizo sont les gardiens des voyageurs et des enfants. Il régne une ambiance triste, toutes ces figures sculptées dans la froideur de la pierre me filent le frisson. Drôle d'endroit pour une rencontre. Plus les minutes passent, plus je me dis qu'elle ne l'a pas choisi au hasard. Sa silhouette se profile enfin dans l'allée qui chemine entre le parking et le jardin. Elle se dirige droit sur moi, comme si elle savait que je me tiendrais à cet endroit précis. (A suivre )