mardi 30 mars 2010

Back to Bangkok







Retour à Nana Plaza après une longue escapade à Hong Kong pour oublier Lek. A peine les bagages défaits, j'ai filé à Siam Square pour aller au cinéma. A l'affiche, AIR DOLL, un film japonais dans lequel une poupée gonflable prend vie en l'absence de son propriétaire. Génial et bien traité ! Par contre, dans le coin c'est le bordel, avec le déferlement des Red Shirts, les partisans de l'ancien premier ministre destitué, Taksin Shinawatra. Une horde pétaradante et bon enfant qui finira dans le sang, pour une fois versé volontairement à des infirmières pour être jeté à la face du gouvernement en place. Un régal pour des braqueurs vampires !



Après le film, j'ai rejoint Preeya au Sphinx, à Nana Plaza. Au menu brochettes, feuilles de chou et piment. Je retarde le moment où je vais la convier dans ma piaule. Saint Just qui prend son temps, flirte et papote en gentleman, jusqu'où va se nicher la crise ?

vendredi 5 février 2010

HAPPY TOGETHER







La sublissime Jenny n'est pas seulement douée avec un micro, elle est aussi d'une souplesse remarquable, grâce à la pratique régulière du kung fu. S'il m'arrive de faire le singe, Jenny elle en connaît un rayon dans les figures classiques de combat, de celle de la grue jusqu'au tigre. Un bestiaire qui me vaut des démonstrations dans ma piaule de l'hôtel, où ses cris dignes d'Angela Mao rivalisent avec ceux qu'elle pousse quand je lui taquine le minou d'une langue vorace.



Entre ébats et combats, promenades romantiques dans Hong Kong, je remonte le temps en trimbalant mes fantomes...

dimanche 10 janvier 2010

FANTASY GIG














Chantant comme un wok, je laisse le micro à Jenny Lau, hôtesse délicieuse du Golden Goose.





Histoire de la taquiner, je lui demande si elle n'est pas la petite soeur d'Andy, ce qui la fait glousser de joie. So cute ! Armée d'un micro d'argent inscrusté de paillettes qui scintillent dans la boule à facettes au plafond du salon privé, à l'ambiance kawaii très Hello Kitty, elle entonne un à un les standards d'Anita Mui. Foi de Saint Just, j'en ai les larmes aux yeux et mon coeur se serre en songeant à la première cassette de la star achetée à Mong Kok, dans les eighties. Avec stupeur, je m'aperçois que la mort de Lek ne m'a pas autant attristé. Pour communier davantage avec ces défuntes qui hantent mes nuits, je laisse Jenny dégainer mon micro balladeur à moi, mon chibre qui pointe le bout de son nez dans la fièvre de la canto pop. Accroupie devant moi, elle tourne le dos à l'écran, pas grave, elle connaît les paroles par coeur. Mon regard embué d'émotion lorgne ses cuisses blanches révélées par le chong seam fendu. Malicieuse, Jenny commence à me lécher le gland pendant les breaks musicaux. Sa langue souple et soyeuse s'enroule autour, avant de bifurquer vers le micro pour reprendre la chanson. C'est comme si Anita s'était réincarnée en hôtesse de KoK et me pompait, moi le pauvre gweilo.





Sa bouche est un écrin satiné, je m'y abandonne en taquinant la culotte blanche du bout du pied. Jenny pourrait me chanter l'intégrale, je ne suis pas pressé de jouir.





mercredi 7 octobre 2009

ESCAPE TO HONG KONG
















Histoire de changer d'air après la mort brutale de Lek, je prends la poudre d'escampette et file me réfugier à Hong Kong. Mon premier séjour dans l'ancienne colonie de sa Grâcieuse Majesté date de 1983, le dernier de 97, quelques semaines avant la rétrocession à la Chine. Ne plus arriver via l'aéroport de Kai Tak est une déception, survoler le quartier de Mong Kok ou virer au dessus du port de Victoria, cela appartient désormais au passé. Un bus me dépose dans le quartier de Tsim Sha Tsui, et de là je me rends sur Cameron Road, au Star Guest House. Ici l'atmosphère familiale n'a pas changé, ma chambre minuscule au dernier étage donne sur la rue. Aussitôt je redescends en pélerinage sur le port Victoria, alors que la nuit tombe. Désormais Bruce Lee domine la promenade qui borde les eaux, et les étoiles des grandes stars du cinéma de Hong Kong jalonnent les trottoirs. De voir celles d'Anita Mui, Chang Cheh, Jackie Chan ou Chow Yun Fat me réchauffent le coeur, me faisant oublier ma douleur. L'envie d'écouter les tubes immortels de la diva de la canto pop me pousse à dénicher un KoK (Karaoke) sympa dans le coin. Après une soupe de nouilles au pied de porc, me voilà devant le Golden Goose. Un petit bar où des hôtesses en chong seam en soie verte chantent pour les clients. Je m'installe sur un sofa dans la pénombre et regarde un vieux Chinois interpréter un classique de Paula Tsui, une autre de mes favorites. Quand j'invite une hôtesse à ma table pour partager un cognac, elle me propose un salon privé. Bloody hell ! A peine débarqué et me voilà seul en tête à tête avec une charmante Chinoise ...

jeudi 1 octobre 2009

October 1, 2552, Phuket:Lek is gone ! R.I.P.







Nouvelle terrible pour moi : Lek assassinée par un farang allemand, qui a payé un hit man de Phuket pour faire sa sale besogne. Tout cela pour une histoire de jalousie, le type n'ayant pas supporté de la voir fricoter avec un type comme moi. Pas farouche, ayant pratiqué le muay thai de nombreuses années et gagné pas mal de combat à Pataya, Lek ne s'est pas laissée égorger sans se battre. Elle est parvenue à retourner le rasoir contre son jeune meurtier, un Thai gavé de ya ba. Elle lui a réglé son compte avant de succomber à ses blessures. Grâce à un journaliste du Phuket Gazette, j'ai pu me procurer les photos de la scène de crime. De contempler une dernière fois sa figure d'ange avant la crémation qui aura lieu la semaine prochaine me fait un mal de chien. Je m'en veux de m'être absenté à Bangkok pour batifoler avec Rossarin en un pélerinage sensuel et nostalgique, pendant qu'elle se battait pour sa vie.



Mon prochain roman lui sera consacré, une trilogie sur Bangkok dont elle sera l'inspiratrice et l'âme. See you in your next life, Lek ...

mercredi 2 septembre 2009







ETE A BANGKOK






Je termine le manuscrit d'un nouveau roman, sur fond de crise des subprimes et élection d'Obama, avec New York pour le décor. Le soir, vadrouille à Nana Plaza, avec parfois un arrêt à Siam Square pour une toile (Slumdog Millionaire). Pour combler l'absence de Lek, retenue à Karon Beach dans le nouveau bar où elle officie maintenant en tant que mama san, je retrouve mes vieilles habitudes au Lolipop. D'abord un coup d'oeil aux filles qui dansent à l'intérieur, bikini et platform-boots de rigueur, le tout arrosé de Singha. Puis les yeux rassasiés, je ressors pour rejoindre Rossarin, une ancienne hôtesse du Sphinx juste en face.



Désormais simple serveuse, j'ai le privilège de pouvoir l'embarquer pour des virées nocturnes dans Bangkok où elle a grandi. A 38 ans, elle ne peut rivaliser avec les minettes d'Isan auprès des farangs assoiffés de chair fraîche, mais foi de Saint Just, 20 ans d'expérience feront toujours la différence... C'est merveille que de découvrir à chaque fois une chatte accueillante, une poitrine toujours ferme, et une souplesse anale digne des gazelles congolaises de Château-Rouge, à Paris. Le lien forgé au fil des nuits et des bouffes mémorables est indéfectible, le miracle sans cesse renouvelé. Autre rôle essentiel de Rossarin à mes côtés: celui de conseillère spirituelle. Après une nuit d'étreintes non brisées, (Sorry Pedro Almodovar), elle m'emmène au wat Benchamabophit pour accomplir les rituels. J'en ressors décrassé spirituellement, imprégné d'encens et plus près de ma prochaine réincarnation.






vendredi 29 mai 2009

Parution de mon nouveau roman !


Je viens de recevoir par FedEx mon dernier roman, livré chez moi à Nana Plaza. Ce soir, j'en lirais les bonnes feuilles avec une petite coquine thaïe rencontrée à Siam Square, une jeune étudiante en Français de vingt ans.

Voici le résumé de PRETE A TOUT POUR REUSSIR :

Jeune pigiste dans un magazine féminin, Clarisse passe vite de la rubrique du coeur à celle des pages "société" ou "mode", grâce à une plume alerte et un tempérament de feu. En quête d'articles chics et chocs, elle sort dans des lieux branchés où la débauche est tendance et découvre les coulisses sensuelles du monde de la mode. Les tentations y sont grandes, Clarisse y succombe volontiers avec ses copines de la rédaction qui croquent les mâles comme des bonbons et testent les sextoys sans complexes.

Bonne lecture à tous !